Deuxième jour
Un peu fatiguée au réveil à cause de la première journée qui a été mouvementée, après le petit déjeuner, nous voilà prêts à débuter l’atelier de formation sur la création de contenus et la prise d’images avec un smartphone, dispensé par Mme Ifrikia.
Une formation sur la construction et la bonne présentation des contenus en images, la prise d’images en fonction des cadres et les orientations... la matinée a été instructive, place à la suite du programme de la journée.
Au festival, on installe les roll up sur notre QG, le stand de la DUE et direction le panel du jour.
Prendre part à ce panel sur la cohésion sociale et le vivre ensemble dans une région en conflit me fait comprendre que l’engagement pour la paix ne devrait pas qu’être le travail de certains, cela devrait être la mission de tous car lorsqu'une région du pays va mal, c’est tout le pays qui doit sentir ce mal et agir en solidarité et unité afin de faire cesser ce mal, en usant de tout les moyens possibles.
Après ce moment qui a nourri notre réflexion, on accompagne le binôme du jour (Maurice et Lydia) à poursuivre leurs tâches du jour. De belles rencontres et riches en découvertes, la soirée nous a laissés éblouis.
La deuxième journée était moins "mouvement physiquement", mais très riche en échanges et réflexion. J’en sors bien instruite, avertie et motivée à continuer notre lutte pour la paix munie de nouveaux instruments.
Troisième et dernier Jour.
Nous préparant déjà à ce qui nous attend, c’est aujourd'hui au tour de notre binôme de travailler sur la journée (Gloire et Erichine). Nous allons à la rencontre des acteurs sur place afin de pouvoir arracher des interviews.
On commence par participer au panel sur les rôles des industries culturelles et leurs impacts sur l'économie locale et le café genre sur l'autonomisation de la jeune fille. On parvient à décrocher une interview avec l’un des organisateurs du Festival Amani, Monsieur Vianney BISIMWA qui, durant ces quelques minutes, a présenté l’importance de l’organisation de ce festival et l’impact positif des 8 dernières éditions. Avec l'espoir que cette édition soit une réussite puisque c’est une première fois que ce soit organisé à Bukavu…
Juste après on s’éclipse pour aller à la rencontre des organisations ayant présenté des services de sensibilisation…on fait la rencontre de l’ASBL OPADEC qui est une structure qui lutte contre la toxicomanie et qui sensibilise les jeunes sur la non consommation des substances dangereuse comme la drogue.
Ensuite c'est au tour de l’ASBL IPAS en partenariat avec Youth Sprint qui lutte contre les violences basées sur le genre et sensibilise sur la santé sexuelle et reproductive en milieu jeune. Des participants du festival à Organisations non gouvernementales, des jeunes entrepreneurs à des passants dans les rues d'Ibanda, nous avons constaté que l’impact reste positif et que les Bukaviens approuvent.
Contents de cette réussite, ils souhaitent que les éditions prochaines s'organisent dans toutes les régions afin de permettre à la population de continuer à garder l'espoir qu’un jour les armes vont se taire définitivement.
Ce qu'il faut retenir c'est que l’organisation du Festival Amani a été bien reçue dans la région. Son impact psychologique a primé dans le sens où les habitants de la région se sont sentis valorisés et ont compris qu’au dessus de tout conflit, il est possible de continuer d’espérer qu’un jour tout changera.
Et c'est mon plus grand voeu !
